• 115. Jean-Louis Noyès - magnétiseur

    Date : 29 décembre 1994

    Lieu : chez lui à son domicile de Montévrain

    Durée : plus de 4 heures

    Titre de l' article : L'homme aux doigts d'or s'est posé à Montévrain

    Particularité : nous sommes devenus proches, amis ensuite jusqu'à sa mort.

    C'est Daniel Pierlot qui nous avait permis d'entrer en contact avec Jean-Louis Noyès, ce magnétiseur reconnu qui possédait le don de soigner par simple imposition des mains. En cette période de Noël, cet homme de 75 ans nous avait fait don, sous forme de longue interview de sa fabuleuse histoire. L'homme aux doigts d'or a posé ses mains sur les plus grands de ce monde : Charles de Gaulle, Malraux, Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Gabin, Fernandel, Lino Ventura sans oublier les sportifs Anquetil, Bobet, Cerdan, Fausto Coppi ... 

    Cet homme bon, qui a servi dans la Résistance et qui se destinait à être vétérinaire s'est consacréau au don que Dame Nauture lui avait donné. Il s'est mis aux services des autres pour soulager le physique et agir sur le psychique.

    Cette rencontre a été l'un des plus belles de ma carrière de journaliste. Au fil des minutes j'ai appris à connaître cet homme profondément humain. Avec la pudeur qui le caractérise, il a remonté le courant de sa vie, lui qui ne s'est jamais répandu dans les médias. Le courant est passé. Peut-être un courant magnétique ? Cartésien dans l'âme, j'ai bu ses paroles, feuilleté ses multiples témoignages comme sa renconre avec le pape Jean-Paul VI au Vatican, mais aussi Piaf,Charlie Chaplin, Sinatra, Georges Carpentier... jusqu'aux chevaux de course passé dans ses mains pour les plus grandes courses du monde.

    Fidèle en amitié, Jean-Louis avait assisté jusqu'à la fin son ami Jacques Anquetil.

    Plus on parlait, (enfin lui parlait et moi j'écoutais) et plus la connivence s'est instaurée, limpide, coulant de source comme deux êtres qui savent qu'ils sont en phase. Jean-Louis s'est épanché et les souvenirs ont dansé sous ses yeux. 

    Suite à cette rencontre magique, comme on en fait très peu dans sa vie, je me suis mis à écrire d'une traite l'article. Cela m'a pris la nuit car chaque virgule, chaque mot ont pis une importance considérable. Je ne voulais pas gâcher cette rencontre et encore moins le décevoir. J'ai gardé pour moi ce qu'il considérait comme secret et lui ai porté l'article paru. Certainement par timidité, j'ai préféré lui déposer le journal dans sa boîte aux lettres. Une heure après il m'appelait et de sa voix de gavroche, j'ai compris que le Titi parisien était ému, touché. 

    Nous sommes restés en relation. Jusqu'à la fin. Un jour, Jean-Louis m'a demandé de venir le voir, sachant que j'étais passionné par la vie de Fausto Coppi. Sans un mot, il m'a fait descendre dans son sous-sol et m'a tendu la roue du campionnisimo italien qu'il avait soigné. Plus que touché par ce geste, j'ai tout de même décliné cette offre car c'était à lui que Coppi avait fait ce cadeau. Il m'avait fallu insister. Jean-Louis avait fini par comprendre, amusé mais aussi peut-être déçu. Posséder un objet qui avait appartenu à Fausto Coppi, qui était l'idole de mon père, aurait été la chose la plus précieuse au monde pour moi. Mais en fin de compte, un objet n'a rien de comparable à l'amitié entre deux êtres et celle avec Jean-Louis était certainement le plus beau des cadeaux qu'un journaliste puisse recevoir.

    La phrase : "Monseigneur Marty était passé dans mon cabinet d'attente où il y avait déjà trois curés et deux bonnes soeurs. Avc son accent particulier, il  a souri et a ajouté :". M. Noyès, ce n'est pas ici une officine mais une sacristie

     


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  • Commentaires

    1
    POMIAN G.
    Dimanche 13 Mars 2016 à 09:46

    je fais de la recherche généalogique et je "tombe " sur votre article.Me NOYES J.Louis était un cousin de mon grand père, mais je ne sais pas trop le degré de parenté. exact.Je dois me rendre à la fin du mois près de MONTEVRAIN . Je ne sais pas s'il avait une descendance .Il est peut être inhumé au cimetière de MONTEVRAIN ?.Si vous reçevez ce message et si vous pouvez m'apporter quelques éclairages sur lui et sa famille, DCD le ? où ? je vous en serais reconnaissante.


    Famille NOYES originaire de MAULEON BAROUSSE Hautes PYRENEES.


    Merçi d'avance.


     

      • Noyes
        Mercredi 6 Juillet 2016 à 10:28

        Louis NOYES est décédé le 22 août 2005 et est au cimetière de Mauléon Barousse

    2
    Noyes
    Mercredi 6 Juillet 2016 à 10:34

    C'est tout à fait fortuit que je vois ce mail. J'ai bien connu et fréquenté Gilbert Pomian et son cousin Bertrand. Certainement êtes vous un descendant de cette famille de Mauléon Barousse

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